Projet OPTILAB : le futur laboratoire situé à Saint-Bruno-de-Montarville
![]() |
Saint-Bruno-de-Montarville et le CISSS de la Montérégie-Centre (CISSSMC) se sont entendus sur le terrain du futur laboratoire serveur du projet OPTILAB.
Le 24 octobre dernier, la Ville a accepté une promesse d’achat de 2 149 994,48 $ pour le terrain qui sera situé dans le parc d’affaires Gérard-Fillion. Selon le CISSSMC, la sélection de l’endroit s’est faite à l’aide de principes directeurs comme la disponibilité du terrain, la proximité des grands axes routiers, ainsi que les caractéristiques physiques du terrain. Le CISSSMC indique ne pas avoir les coûts exacts de cette construction, qui devrait ouvrir ses portes d’ici trois ans.
Rappelons que OPTILAB, un projet lancé en 2011 par le ministère de la Santé, veut réorganiser les laboratoires de biologie médicale à travers la province. Ceux-ci étaient plusieurs centaines à offrir ces services, mais ils ont été regroupés, en 2017, pour former 11 laboratoires serveur dans différentes régions. L’objectif est de développer l’expertise dans un seul endroit plutôt que d’avoir des services de biologie médicale plus ou moins variés dans différents établissements de santé.
Celui prévu à Saint-Bruno-de-Montarville s’occupera des analyses des prélèvements provenant de l'ensemble des établissements de santé de la Montérégie et implique la délocalisation de plusieurs employés.
Cette réorganisation ne plaît pas à l’Alliance du personnel professionnel et technique du réseau de la santé et des services sociaux (APTS) qui dénonce notamment la perte d’emplois engendrée par le projet et la surcharge de travail chez les employés restants.
La présidente de l’exécutif local de la Montérégie-Centre de l’APTS, Janel Etchie, a d’ailleurs critiqué le manque d’organisation et de communication entre la direction du CISSSMC et les employés des laboratoires, qui ont reçu un courriel pour les informer de la promesse d’achat. « Encore une fois, la direction du CISSS de la Montérégie-Centre a écarté l’APTS, et par ricochet les salariés des laboratoires, de tout le processus de centralisation des huit laboratoires médicaux de la région. […] Si cette direction n’est pas capable de faire preuve d’un minimum de respect envers ses salariés, comment pense-t-elle attirer et retenir le personnel dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre? »
Le CISSSMC s’est défendu en disant qu’à ce stade-ci de la démarche, la demande de collaboration du personnel et du syndicat n’était pas requise, mais ceux-ci seront impliqués dans l’organisation du travail et l’aménagement des lieux physiques.