Le maire de Varennes aurait utilisé des renseignements de sa Ville pour favoriser ses intérêts personnels
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| Image :Ville de Varennes |
Le maire de Varennes, Martin Damphousse, aurait utilisé des renseignements obtenus dans l'exercice de ses fonctions pour favoriser ses intérêts personnels, selon un avis juridique commandé par sa Ville qui a récemment refait surface.
En juin 2020, la Ville de Varennes s'était entendue avec M. Jacques Dalpé pour l'achat d'une partie de son terrain situé sur la route Marie-Victorin pour l'aménagement d'une nouvelle rue.
La vente devait être approuvée par le vendeur lors d'une séance du conseil municipal qui devait avoir lieu le 22 juin 2020, toutefois peu avant la séance, M. Damphousse a demandé au directeur général, Sébastien Roy, de reporter ce point de l'ordre du jour comme « M. Dalpé ne comprenait pas l'ampleur de la superficie qui allait être vendue ».
Par la suite, le 16 juillet, la Ville a pris connaissance de négociations entre M. Damphousse et M. Dalpé et a découvert que le maire avait fait une offre d'achat pour l'ensemble de la propriété le 19 juin et que celle-ci avait été acceptée le 23 juin.
M. Damphousse avait alors justifié qu'il avait fait une erreur en faisant l'offre d'achat à son nom alors que c'était plutôt sa fille, Marie-Charlotte Damphousse qui souhaitait acheter la propriété. Celle-ci et son mari l'ont finalement acheté en octobre 2020 pour une somme de 365 000 $.
« En présentant une offre d'achat d'une propriété qui avait déjà fait l'objet d'une offre d'achat de la Ville et en demandant le report du point 7 à l'ordre du jour de la séance générale du 22 juin, il semble que le maire aurait utilisé des renseignements obtenus dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions et qui ne sont pas généralement à la disposition du public pour favoriser ses intérêts personnels ou ceux de toute autre personne », peut-on lire dans l'avis juridique.
Rappelons qu'en janvier 2022, le maire Damphousse a également déposé une demande à sa Ville pour pouvoir diviser le terrain de la propriété de sa fille en deux, ce qui n'était pas possible avant. Celle-ci a alors vendu les deux parties, dont une à son frère, et a fait un profit de près de 500 000 $.

