Le volume d'eau souterraine : une nouvelle préoccupation en Montérégie
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| Image : Ville de Châteauguay |
Des organismes environnementaux et des élus de la Montérégie sont préoccupés par l’eau souterraine qui atteint des niveaux préoccupants sur le territoire du bassin versant de la rivière Châteauguay.
Dans les derniers jours, ils ont sollicité le gouvernement du Québec dans une lettre ouverte à tenir un bureau d’audience publique (BAPE) dédié aux pénuries d'eau.
Plus de 40 % de la population du territoire de la rivière Châteauguay dépendent directement de l’eau souterraine pour leur consommation quotidienne, alors qu'ailleurs au Québec ce taux s'élève à seulement 25 %, d'après les informations du ministère de l'Environnement.
« Depuis plus d’une décennie, les signaux d’alarme se multiplient. Dès 2015, le plan directeur de l’eau identifiait déjà la disponibilité de l’eau souterraine comme un problème majeur. En 2024, cette inquiétude s’est transformée en diagnostic clair : nous faisons face à une surconsommation de la ressource », peut-on lire dans la lettre ouverte.
Les producteurs agricoles, qui sont nombreux en Montérégie, sont les premiers à être affectés par cette problématique alors que leur l’approvisionnement en eau devient incertain.
Les nappes phréatiques, qui sont des réserves d'eau souterraine, se réapprovisionnent moins vite qu'avant entre autres en raison du drainage agricole qui « accélère l’écoulement de l’eau » et de l’imperméabilisation des sols urbains qui empêche l'infiltration de l'eau.
Les cours d'eau ayant des crues plus violentes et la sécheresse causés par les changements climatiques peuvent également avoir des impacts sur la pénurie d'eau.
Selon le groupe d'organismes et d'élus, pour faire une meilleure gestion de l'eau au Québec, cela prendrait un portrait complet de son état actuel. C'est pourquoi il demande la tenue d'un BAPE qui permettrait d'après lui de « dresser un état des lieux indépendant et crédible, d'entendre les experts et la population utilisatrice de la ressource ainsi que de tracer les bases d’une gestion équitable et pérenne de l’eau ».

