Décès de Nooran Rezayi : un an plus tard la famille attend toujours des explications
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| Image : TVRS |
Un rassemblement a eu lieu devant le poste du Service de police de l'Agglomération de Longueuil (SPAL) ce lundi en soirée pour honorer la mémoire de Nooran Rezayi, l'adolescent tué par un agent du SPAL le 21 septembre 2025.
Plusieurs centaines de personnes se sont réunies sur le boulevard Cousineau dans l’arrondissement de Saint-Hubert à Longueuil pour demander justice, certains brandissaient des pancartes. Sur place, des amis ainsi que des membres de la famille de Nooran ont pris la parole.
« Ce qui nous rassurait d’un véritable effort de justice, mis à part prié, c’est que vous nous dévoiliez l’identité du meurtrier, qu’on sache à qui on a à faire, de qui se méfier. Vous scrutez nos faits et gestes, vous nous poussez à la faute afin de justifier son meurtre, car nous sommes le mur contre lequel votre manque d’humanité se heurte. Dans le prénom Nooran, il y a nous. Ça aurait pu être n’importe qui », a affirmé sur place le rappeur Shamy Daleus-Lous, représentant les amis de l'adolescent.
Par la suite, la foule a marché jusqu'au lieu où Nooran Rezayi a été abattu par un policier. Sur place, tout le monde a fait une minute de silence, plusieurs ont également déposé des fleurs et d'autres des lampions.
Un an plus tard, les proches de Nooran Rezayi cherchent toujours des réponses pour comprendre les circonstances ayant mené à son décès l'automne dernier.
« Pendant que toutes ces enquêtes sont déployées, la famille de Nooran peine à obtenir la moindre réponse quant à ce qui s’est passé. Elle est maintenue dans le néant et ses demandes d’informations sont vigoureusement contestées devant la cour par le Procureur général du Québec et les corps policiers », ont expliqué les avocats de la famille, Me Virginie Dufresne-Lemire et Me Fernando Belton.
Rappelons que le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a terminé son enquête en mars dernier et que son rapport a été soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). C'est maintenant à lui de décider si des accusations seront déposées contre l'agent de police ayant causé le décès du jeune garçon.

