Syndicat des chauffeurs du RTL : le climat toxique prend de l'ampleur
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| Image : L'actualité |
Un chauffeur d’autobus anonyme du Réseau de transport de l’agglomération de Longueuil (RTL) a dénoncé ce mardi dans un courriel transmis à Info Rive-Sud, une situation toxique qui dure depuis plusieurs mois au sein de son syndicat, parlant d’un climat d’intimidation, de harcèlement et d’exclusion manifesté par certains membres exécutifs du syndicat, formant, selon lui, une « clique ».
« Dès le 24 avril, le président dénonçait publiquement ce qu’il disait vivre depuis son entrée en fonction. Il affirmait notamment que la quasi-totalité de son équipe lui avait clairement dit ne pas vouloir de lui comme président, qu’on lui communiquait peu d’information, qu’on lui demandait de communiquer uniquement par courriel ou texto avec certains officiers et que plusieurs de ses communications demeuraient sans réponse. », affirme le chauffeur dans le courriel.
Les tensions auraient pris de l’ampleur le 9 septembre dernier lorsque 13 représentants syndicaux faisant partie de l’exécutif ont démissionné dans le but de provoquer de nouvelles élections générales.
Toujours selon ce chauffeur du RTL, qui est aussi membre Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) section 3333, cette démission collective a comme objectif de « tasser » le président élu du syndicat, Jean-François Lussier. Il s’agirait de la troisième élection syndicale en l’espace de quelques mois.
Ces 13 représentants syndicaux auraient revendiqué le droit de rester en fonction, malgré la remise de leurs démissions. Or, le 14 septembre dernier, dans une publication sur le groupe Facebook des chauffeurs du RTL que nous a transmis notre source interne, M. Lussier affirme ne pas comprendre comment ces personnes pourraient demeurer en poste.
« Je n’ai lu aucun article soutenant une telle pratique dans nos statuts et règlements. […] Le maintien en poste de ces représentants syndicaux démissionnaires ne peut être maintenu à ma compréhension. […] j'aurai besoin d'une réponse écrite de la part d'une haute instance syndicale pour motiver le maintien en poste de 13 représentants syndicaux ayant officiellement démissionnés en fonction jusqu'à l'élection de nouveaux élus lors du processus d'élections générales afin d'être en mesure de l'expliquer aux membres de la section locale. », écrit M. Lussier.
Quant à l'employé du RTL, il explique que plusieurs autres de ces collègues chauffeurs sont eux aussi révoltés par la situation, certains comparant même le fonctionnement du syndicat à une mafia.
« Chaque processus électoral coûte de l’argent aux membres et, selon les informations qui circulent parmi nous, ces élections successives représenteraient des dizaines de milliers de dollars en dépenses syndicales. […] nous avons l’impression que cette clique ne regarde pas la dépense lorsqu’il s’agit de tenter de tasser le président. Ce ne sont pourtant pas leurs propres poches qui paient ces élections à répétition, mais celles des membres. Ça doit faire 30 000 $ de notre argent qu’ils dépensent en six mois juste pour avoir raison. », ajoute le chauffeur dans son courriel.

