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Manifestation devant les bureaux du député Carmant à Longueuil pour dénoncer le projet de loi 23

Jeudi 21 mai 2026 12:54 Bettie Desjardins
Image : TVRS

Des dizaines de citoyens faisant partie du Collectif des personnes survivantes de la P-38, qui est une loi sur la protection des personnes dont l'état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui, se sont rendus devant les bureaux du ministre et député de Taillon Lionel Carmant ce jeudi pour dénoncer le projet de loi 23.  

Le projet de loi 23 est une refonte de la loi P-38, qui s'il est adopté permettra de retirer le critère de dangerosité pour hospitaliser de force  les personnes ayant un état mental « altéré ». Présentement, il doit y avoir un critère de danger « grave et immédiat » pour qu'un individu soit hospitalisé contre son gré.  

La responsable de la mobilisation et des communications de l’Association des groupes d’intervention en défense de droits en santé mentale du Québec, Claudia Barabé, est inquiète que les personnes en situation d'itinérance, qui consomment ou qui sont neurodivergentes soient plus touchées par cette loi.  

« On demande l’abolition totale du projet de loi 23 parce qu’on juge qu’il est stigmatisant, qu’il bafoue les droits, qui vont amplifier la panique morale dans laquelle on affirme que les personnes qui ont des problèmes de santé mentale sont dangereuses », a expliqué Mme Barabé.  

C'est Lionel Carmant qui en 2023 avait mandaté l’Institut québécois de réforme du droit et de la justice de mener une enquête sur l’application de la loi P38, c'est pourquoi le collectif a décidé de faire leur conférence de presse devant ses bureaux ce jeudi à Longueuil.  

« Aujourd’hui ce n’est plus lui qui est responsable du projet de loi 23, cela dit il a quand même été responsable de ne pas écouter les recommandations qui ont été faites par cet institut de recherche là qui recommandait de ne pas réformer la loi », a ajouté Mme Barabé.  

M.Carmant était à ses bureaux au moment des revendications et il a accepté de discuter avec des membres du collectif, mais il ne souhaitait pas s'adresser aux médias. 

Selon les membres du collectif, le ministre a dit qu'il allait revérifier le projet de loi 23 pour qu’ils ne soient pas autant coercitifs. Ils ont aussi parlé des avantages d’avoir des équipes mixtes ou des équipes sans policiers pour répondre à des appels d'urgence.  

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