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Infrastructures en eau : Le potentiel de 447 400 nouveaux logements dans le Grand Montréal en péril en raison du déficit d’entretien et de développement

Vendredi 03 avril 2026 17:00 TVRS
Image : CMM

COMMUNIQUÉ – La plus récente note de l’Observatoire Grand Montréal révèle que la capacité d’accueil de 447 400 nouveaux logements sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), tel que le prévoit le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) 2026-2046, est sérieusement remise en cause si des investissements importants dans le maintien et le développement des infrastructures en eau ne sont pas réalisés. 

La valeur des actifs en eau situés dans la région métropolitaine se chiffre à 101,9 G$, ce qui représente 52 % des actifs en eau du Québec. Dans le Grand Montréal, des actifs d’une valeur de 11,5 G$ sont à risque élevé ou très élevé de défaillance, soit 56 % du total du Québec.  

En plus l’enjeu du maintien des actifs, le Grand Montréal doit conjuguer avec des réseaux qui atteignent de plus en plus leur capacité maximale. Ainsi, des investissements importants sont requis tant pour le renouvellement des actifs existants que pour l’augmentation des capacités nécessaires pour soutenir le développement de milliers de logements, essentiels dans le contexte d’une crise du logement qui perdure. 

Le PMAD 2026-2046 évalue que le Grand Montréal a la capacité d’accueillir 447 400 nouveaux logements et qu'il faudra en construire au moins 200 000 d'ici 2046 pour répondre aux besoins. Faute d’infrastructures d’eau suffisantes et de qualité, la construction de ces nouveaux logements ne pourra aller de l’avant. 

Largement évoqué par les élu(e)s de la CMM lors des consultations sur le projet de PMAD révisé, en 2024, cet enjeu est particulièrement criant dans le Grand Montréal, bien qu’il ne lui soit pas unique. Une enquête de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) menée en 2025 démontre que 43 municipalités ont dû refuser des projets résidentiels en raison de réseaux d’eau saturés, ce qui représente un déficit d’au moins 36 000 logements à travers le Québec. 

La CMM constate pourtant que la part du Plan québécois des infrastructures (PQI) consacrée aux infrastructures municipales est passée de 7,7 %, il y a 10 ans, à 4,3 % aujourd’hui, créant un manque à gagner estimé à 5,6 G$ pour les municipalités. Cette diminution survient au moment où les exigences réglementaires augmentent et où les coûts explosent. 

La CMM demande ainsi au gouvernement du Québec de rétablir une part adéquate du PQI consacrée aux infrastructures municipales, d’assurer la prévisibilité et la disponibilité des programmes d’infrastructures et d’ajuster le financement afin de tenir compte de l’évolution des normes environnementales, notamment. 

La CMM continue pour sa part de contribuer à une meilleure utilisation des infrastructures en eau en favorisant la densification des quartiers. En effet, le PMAD prévoit que 70 % des nouveaux logements devront être construits dans des secteurs de planification intégrée aménagement-transport (secteurs PIAT). Ce mode d'occupation du territoire a l’avantage d'être moins coûteux sur le plan des infrastructures et de favoriser une consommation en eau moindre. 

À propos de la Communauté métropolitaine de Montréal   

Créée en 2001, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) planifie, coordonne et finance les compétences stratégiques qui façonnent le territoire, soit l’aménagement, le développement économique, l’habitation, le transport collectif et l’environnement. Elle regroupe 82 municipalités – qui accueillent 4,3 millions de personnes –, à qui elle offre des services d'accompagnement, tout en défendant les intérêts du Grand Montréal afin de bâtir une région équitable, compétitive, attractive, inclusive et responsable. Pour plus de détails : www.cmm.qc.ca.   

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