Deux ans de prison pour un Brossardois pour avoir produit plus de 230 fausses preuves vaccinales
|
| Image : UPAC |
Un ancien chef assistant technique d'une pharmacie de Brossard, Maxime Proulx, a été condamné ce mardi au palais de justice de Longueuil à deux ans moins un jour d'emprisonnement dans la collectivité pour avoir produit plus de 230 fausses preuves vaccinales durant la pandémie.
Celui-ci devra également réaliser 240 heures de travaux communautaires dans le cadre d'une ordonnance de probation. Un montant de 90 000 $ lui a aussi été saisi à titre de produits de la criminalité, comme il s'agit de la somme minimale qu'il aurait reçue en produisant les fausses preuves. Il a également perdu son emploi au sein de la pharmacie.
« M. Proulx, son stratagème consistait à l’entrée de fausses données de gens qui n’avaient pas reçu de vaccins. On se rappelle qu’à cette époque pour avoir un passeport vaccinal on était obligé d’avoir une entrée dans la banque de données gouvernementale. À ce moment, il y avait un marché pour ça. Donc des individus qui avaient des accès informatiques ont frauduleusement fait des entrées à la demande de certaines personnes, parfois contre de la rémunération comme dans le dossier qui nous occupe où monsieur a dû rembourser 90 000 $ », a expliqué Mathieu Vidal, conseiller en communication et affaires publiques au Commissaire à la lutte pour la corruption (CLCC).
Les crimes de M. Proulx ont été effectués entre les mois de juillet 2021 et de janvier 2022. Une enquête interne au niveau de la pharmacie ainsi que de l’ordre des pharmaciens du Québec a tout d'abord eu lieu et a par la suite mené à une dénonciation à l'Unité permanente anticorruption (UPAC).
Plusieurs individus se sont d'ailleurs fait prendre à s’être procuré un faux passeport vaccinal d'après M. Vidal qui ne pouvait toutefois pas confirmer quelles ont été leurs conséquences.

