30 ménages à Longueuil sans électricité depuis 12 jours en raison d'un incendie
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| Image : Michael Rivard |
Un immeuble de 32 logements situé sur la rue De Bruges à Longueuil se retrouve sans électricité depuis maintenant 12 jours en raison d'un incendie qui est survenu le 18 avril dernier.
Sur ces 32 appartements, seulement deux ont été pris en charge et hébergés par la Croix-Rouge comme ils avaient été particulièrement impactés par l'incendie.
Les autres n'ont pas reçu d'aide comme la Croix-Rouge et le Service d'incendie de l'agglomération de Longueuil ont déterminé, selon la Coalition pour le droit au logement de l'agglomération de Longueuil (CDLAL), qu'ils étaient « habitables et que la panne d’électricité n’était pas un motif suffisant pour justifier la prise en charge ».
La salle électrique, où se retrouvent les disjoncteurs, a été touchée par le sinistre, ce qui cause la panne de courant dans tout l'immeuble. C'est donc au propriétaire d'effectuer les réparations nécessaires pour remédier à la situation.
Toutefois, il ne prend pas ses responsabilités, selon la CDLAL, et ordonne à ses locataires d'évacuer leurs logements, alors que ce ne sont pas les directives de la Ville qui est l’autorité compétente dans cette situation. Celle-ci n'exige pas l'évacuation pour le moment.
« Si c’était seulement d'Hydro-Québec selon moi, ça aurait été rétabli depuis longtemps. Mais l’endroit a été endommagé, donc maintenant c’est selon la bonne volonté du propriétaire. On espère que cela va être fait rapidement. Je sais que la Ville met de la pression au propriétaire pour que ça soit fait, mais dans cette histoire ce sont les locataires qui écopent et qui subissent un préjudice », a expliqué Stéphane Moreau, organisateur communautaire au Comité logement Rive-Sud.
Selon celui-ci, la situation se dégrade alors que la présence de rongeurs a été constatée non seulement dans les conteneurs à déchet, mais également à l’intérieur de l’immeuble.
Il souhaite qu'éventuellement la Ville revoie le contexte et considère les logements insalubres ce qui permettrait aux locataires d'être pris en charge par la Croix-Rouge ou tout du moins d'être relocalisés d’urgence.

